Samedi 13 juin 2009
Oui, la lecture de ses chroniques me ravit toujours. J'aime son ironie, son ton décalé et la pertinence de ses observations. Pour le plaisir, voici ce qu'on pouvait
lire sous sa plume dans Le Monde du 24 mai dernier.
"Curieuse répartition des rôles au sommet de l'Etat pour défendre le plan de relance : alors que le premier ministre est reçu à Washington, le président de la République passe la soirée de mardi à Saint-Quentin. Sans doute faut-il y voir une raison linguistique. Marié à une Anglaise, François Fillon doit être capable de demander son chemin dans la langue de Shakespeare, alors que Nicolas Sarkozy est le seul à parler peuple. Il en avait fait une brillante démonstration le 17 mars devant des ouvriers d'Alstom, dans le Doubs, à l'occasion de la Semaine de la langue française. "Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts...", avait-il lancé à l'auditoire. Et, à propos des gens de la haute qui ont fait des études mais manquent de bon sens : "On se demande c'est à quoi ça leur a servi ?"
Ni François Mitterrand ni Valéry Giscard d'Estaing (qui avait pourtant reçu des éboueurs à l'Elysée) n'étaient capables de parler aussi clairement à ceux qui souffrent. Jacques Chirac, lui, faisait tencore les liaisonzes zentre les mots. Contrairement à VGE, cela n'a pas suffi à lui ouvrir la porte de l'Académie française, où que c'est qu'un fauteuil y a été réservé pour Nicolas Sarkozy."
"Curieuse répartition des rôles au sommet de l'Etat pour défendre le plan de relance : alors que le premier ministre est reçu à Washington, le président de la République passe la soirée de mardi à Saint-Quentin. Sans doute faut-il y voir une raison linguistique. Marié à une Anglaise, François Fillon doit être capable de demander son chemin dans la langue de Shakespeare, alors que Nicolas Sarkozy est le seul à parler peuple. Il en avait fait une brillante démonstration le 17 mars devant des ouvriers d'Alstom, dans le Doubs, à l'occasion de la Semaine de la langue française. "Si y en a que ça les démange d'augmenter les impôts...", avait-il lancé à l'auditoire. Et, à propos des gens de la haute qui ont fait des études mais manquent de bon sens : "On se demande c'est à quoi ça leur a servi ?"
Ni François Mitterrand ni Valéry Giscard d'Estaing (qui avait pourtant reçu des éboueurs à l'Elysée) n'étaient capables de parler aussi clairement à ceux qui souffrent. Jacques Chirac, lui, faisait tencore les liaisonzes zentre les mots. Contrairement à VGE, cela n'a pas suffi à lui ouvrir la porte de l'Académie française, où que c'est qu'un fauteuil y a été réservé pour Nicolas Sarkozy."
Par Thom
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Publié dans : Revue de presse
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Communauté : Ecriture Ludique
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